Ivre de toi (Dedicada a l’amor)

Ivre de toi,

sans savoir fermer la clef

qui coule vers moi.

Assoifé, crevé de faim,

plié à tes caresses,

à tes clins d’oeil.

Je vois ce que je vois.

Ça me suffit.

Tu reste immobile. Tu restes.

Tout le temps c’est demain.

Et tes mains c’est chez moi.

T’as la porte ouverte, comme hier.

Ivre de toi,

comblé par les pièges bleuâtres

de tes pas de chatte.

Assoifé, je n’ai plus peur

de t’embrasser la nuit.

Long et fort, fort et droit.

Tu vois ce que tu vois.

Pas trop, pas peu quand même …

Deux regards mélés, ça arrive.

La neige a oublié cet endroit.

Noël glisse et tes doigts glissent

dans ma poche vide.

Troué par le froid,

mon coeur se balade

puis lèche une fontaine.

Tes seins se joignent

et remplissent mes bras.

Tu ris, je ris: tu restes.

Ivre de toi,

je marche à tâtons

parmi ces lumières.

Je marche et tu restes.

Je marche et tu restes.

Tu m’aimes? JE RESTE.

Raül (Janvier 2016)

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